Le Grau... c'est beau : Ambiance(s) !!

Daniel Simeon... Décidément, c'est lui le plus fort ! Un plateau irréprochable, avec des taureaux à leurs places, des hommes qui bossent et se transcendent pour certains, une animation et un décorum entrainants et innovants, une présidence qui sait animer les débats... Et des gradins bien remplis pour l'occasion : ambiance prometteuse.

L'émotion est au rendez-vous dès le premier taureau. Petit loup, on le sait, aime planter sa corne dans la chair humaine. Mais cette fois, les hommes redoublent de prudence et le prennent en main. Pas toujours évident, il enferme, il faut réflechir et il ne faut surtout pas faire d'erreur.

Celui qui suit a autant de vaillance que le premier de vice. Sauron est un peu perdu aux rubans et ne trouve sa place qu'aux ficelles, où il répond de belles manières : anticipation, poursuite noble jusqu'aux planches. Le maitre de Cérémonie DS pousse une petite gueulante fort à propos sur les tourneurs, qui ne laissent pas le taureau aller au bout de son déplacement. Bien hein ?!

Pour finir la première partie, Pazac se montre retors et trichote un brin sur le raset. La forme du berceau de ses cornes ne facilite en rien l'accès aux attributs et les crochets volent de temps à autre. Première partie solide, on ne s'ennuie pas.

A l'entracte, festival de penas avec un groupe venus d'un autre monde, qui nous chante l'Aïoli sur l'air d'In the navy... Le public se lève et danse, les mamettes sont en transe... Ambiance !

Yvan ouvre le bal de la seconde partie. Il offre une prestation presque parfaite. Placé dans les bois, il répond fort, vite et bien. Il fait rompre plusieurs fois. Il rattrape Moutet dans un superbe raset plein d'audace, lui déchire le pantalon et le bouscule très fortement à la planche. Sa vélocité et sa volonté le rendent plus que percutant. Le taureau est roi, il domine les débats presque jusqu'au bout du ¼ d'heure. Il montre un petit coup de « mou » dans les dernières minutes mais même là, il ne démérite pas ! Cette superbe prestation de quatrième met la barre très haute pour ceux qui suivent.

Mathis n'a pas la même assurance cocardière que son prédecesseur mais il démontre de l'envie et répond avec vigueur. Allouani lui propose une balade pleine piste, l'attend sans doute un peu pour lui permettre de finir en apothéose. La figure est belle mais elle coûte cher : une cheville out of order et une sortie de piste pour le reste de la course. C'est ensuite Mathis qui paie les pots cassés de sa fougue : Le taureau accuse sévèrement le coup à la planche, après une arrivée fracassante derrière Moutet et réintègre le toril, ne pouvant aller au bout du quart d'heure.

Une légère angoisse traverse la piste et les gradins graulens. Il reste Renoir et Gallicianais. Mais même si le départ prématuré du leader est à regretter, les tenues blanches sauront maintenir le niveau de la course. En chef de file : Damien Moutet. Quelle classe ! Il démontre une envie et une force énorme en ce jour.

Lorsque Renoir sort, il se laisse aborder assez facilement et répond avec punch à l'arrivée. Vers la 8ème minute, il se cale au toril et fait son trou, mourre au sol, semblant pester. Moutet le cite... Le taureau vient alors avec force et détermination et le projette brutalement sur les tubes. A partir de là, s'en suit un festival de poursuites et d'arrivées fracassantes ! Moutet, Jourdan, Outarka et Ouffe sont à la hauteur, font le boulot et le font bien. Moutet lève la première ficelle, primée à 1000 € par une Présidence qui accompagne le formidable rythme que Renoir donne à la fin de sa course. Jourdan lève la seconde, primée elle aussi à plus de 1000 €. Et là... C'est le drame ! Le public se révolte contre la Présidence, scande des « Moutet ! Moutet ! » et couvre Jourdan d'une bronca phénoménale. A ce moment précis, je pense que ce public là est tout simplement rempli d'idiots ou de femmes rendues hystériques par la jolie fesse que Moutet laisse entrevoir depuis qu'Yvan l'a déhabillé.

Sale ambiance.

Quelque temps plus tard, à l'annonce de la blessure de Victor Jourdan par Gallicianais, ces personnes ont-elles mesuré l'absurdité de leur comportement ?

Gallicianais finit de fort belle manière, il s'envoie derrière Outarka, Moutet et Jourdan. Après un saut derrière l'homme, il s'offre un touriste en contre-piste, qui s'est improvisé Forcado à son insue !

Le Taù est à revoir.

Remise des prix en piste des meilleurs goûts pour clôturer cet après-midi riche en émotions et en ... Ambiance... Ambiance !

 

                                                                                                                                 Falbala


 

Dernière mise à jour de cette rubrique le 15/09/2008

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