Des bioùs à tout prix et droit de réponse

   

  « Je m’appelle Calife et j’ai quatre ans.

  Pourquoi suis-je traité différemment de mes frères ?

  Je n’ai pas droit à la protection dont ils bénéficient, ni à l’apprentissage qu’ils pratiquent.

  Pourquoi écrit-on mon nom alors que je suis tout petit et pas encore aguerri ?

  Laissez moi grandir et peut être m’épanouir.

  Laissez-moi mûrir et apprendre doucement le métier de cocardier.

  Sinon je risque de partir de la même façon que mon père, mort d’avoir trop donné … »

 

 Qui n’a pas tenu un jour, un joli discours sur la protection nécessaire de nos chers cocardiers ?    

 Chacun va de ses préconisations, chacun s’insurge contre d’éventuels mauvais traitements…

 De la parole aux actes, les bonnes intentions s’envolent.

 Sans être réboussié à tout va, il est des manières de manifester sa désapprobation.

 En boycotant une course, où l’on fait courir un bioù tout vert face à des hommes d’expérience, qui, même s’ils font attention, peuvent « foutre » un sacré coup au moral de ces cocardiers en devenir.

 

 Certains veulent voir des bioùs à tout prix. Certains laissent leurs convictions à la maison.

  Nous ne sommes pas de ceux-là.

   

                                             Esmeralda & Falbala

 

Dernière mise à jour de cette rubrique le 10/01/2007

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