Le 9ème festival du film taurin : un R.E.G.A.L !

       

A l'heure où l'on remet les Oscars, St Géniès de Malgoires fait son festival. Voici une manifestation qui ne vaut plus simplement le détour, mais qui devient plutôt, au fil des ans, LE rendez-vous des mirettes camarguaises. 3 jours intenses et riches en émotions diverses : les images nous font passer du rire aux larmes, de la peur à la fierté de pouvoir dire : « c'est chez nous que tout cela se passe ! ».

Le concours de films amateurs comptait cette année onze challengers. Des sujets variés, des montages originaux, des auteurs jeunes et des moins jeunes... Une chose est sûre : ces films sont élaborés avec coeur et passion.

Cette année, ce sont Max MUNGER et Claudine RICHOZ, deux très fidèles participants résidant en Suisse, qui repartent avec les honneurs suprêmes du jury. Un premier prix - à mon sens - bien mérité, pour un film superbe : « Camargue en Liberté ». Le sujet traité n'est pas étranger à la réussite du film. En effet, Max et Claudine ont choisi de mettre à l'écran le singulier travail de Renaud VINUESA au sein de son élevage de chevaux et taureaux de Camargue. Que de passion dans les yeux de ce jeune éleveur et ceux de sa petite famille ! Quelle originalité dans les spectacles qu'il présente au public avec son équipe (imaginez des bious, entourés de gardians, trottant en toute quiétude, à quelques petits mètres et une petite corde de spectateurs ébahis) ! Et surtout, quelle douceur dans l'approche de ses bêtes... En cela réside la réussite et le bon développement de l'activité de Renaud VINUESA. Et le couple d'amis, venus pour l'occasion, du pays du chocolat, ont su retranscrire à merveille toute cette douce passion.


En deuxième place, on trouve « la fé di biou du papé », de Kruger Billange, que je n'ai pas eu la chance de voir. Le troisième prix revient à Brice Amouroux, pour son film : « Enfants d'oc ». Au départ, l'auteur avait monté ce film dans le cadre de son diplôme de fin d'études (D.E.S.S.), qu'il suivait à Paris. A travers le témoignage de personnages d'âges et d'horizons variés, le film valorise l'aspect fédérateur de la Fé di biou. On y retrouve notamment Adil BENAFITOU, qui, avec des propos d'une fraicheur candide, devient le représentant des enfants d'Oc.


Le festival de St Géniès est aussi celui des films professionnels. Cette année encore, FM STUDIO, avec la précieuse collaboration de collègues, comme Jean ROUMAJON, Jean-Pierre MASSE, ou encore Yves MARTRENCHA (retraité de FRANCE 3 Sud), nous a offert des films de toute beauté. « La rage de vaincre », relatant la cocarde d'or 2005, a été un des moments forts de la soirée du samedi, ainsi qu'un très bel hommage rendu à Eric JOURDAN, qui a fait ses adieux à la piste l'année dernière.


Le dimanche, nous avons vécus deux grosses « séquences émotion ». Tout d'abord avec le film « Eric » (FM STUDIO), qui nous a relaté la vie d'un vrai passionné de bouvine, Eric NEPOTTI, afeciouna vauverdois, qui est membre de la Commission du Trophée Taurin. Cet homme raconte, avec une force et une authenticité touchante, comment sa passion pour les bious (et la Camargue en général) lui a permis de « renaître », après un grave accident de la route, où il a perdu l'usage de ses jambes. Ce film est une leçon de vie et de courage, mais aussi le récit d'une passion débordante et salvatrice...

Nous avons ensuite assisté à la projection du film « Raseteurs de légende » (FM STUDIO), où les maestros du crochet du siècle dernier ont été mis à l'honneur. Une succession d'interviews et d'images magiques autour des stars qu'ont été, chacun en leurs temps, Rey, Soler, Castro, J. Siméon et Chomel.


A la fin du film, Le truculent présentateur du festival, François de Lucas, a invité à monter sur scène, quelques anciens « rasibles » présents dans la salle. Roger PASCAL a tenu à souligner : « des raseteurs comme ceux qu'on vient de voir, il en sort pas comme les petits pains, tous les matins chez le boulanger ! ». Charles FIDANI a ensuite rendu hommage à Manolo FALOMIR, qu'il considérait comme son frère. Il a également déclamé une « Ode » au grand GANDAR, et à travers lui, au Taureau de Camargue. Puis Félix CASTRO a eu des difficultés à prendre la parole, tant son émotion était grande. Il a tout de même réussi à raconter combien il était tranquille lorsque il tournait pour son fils Patrick. « il avait une grande facilité ; il m'arrivait même de le pousser à faire un ou deux rasets de plus...face à GOYA » !! Dans la salle, Sabri Allouani, tout bronzé de son récent voyage au Mexique, devait sans doute comprendre mieux que quiconque, les propos tenus par ces anciennes tenues blanches...


Après la remise des prix aux lauréats du concours de films amateurs et du concours photos (bravo à Lolo Sonzogni qui a obtenu le 3ème prix ), le jury, à travers son président, a tenu à exprimer sa désapprobation quant à la diffusion de certaines images violentes, dans certains des films présentés.


C'est avec une chanson de Bernard PORRAS, créée tout particulièrement à cet effet, que le festival 2005 a pris fin.


Merci, merci et encore merci à toute l'équipe du Club Taurin Paul Ricard Lou gandar et à FM Studio, pour l'énorme travail bénévole fourni, qui rend ce festival passionnant : un REGAL !!!

                                                           FALBALA



Palmarès du concours de films amateurs

Dernière mise à jour de cette rubrique le 07/10/2006

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