MAXI BRONCA A L'ORGANISATEUR NIMOIS

              Scandaleux ! Cet adjectif qualifie parfaitement l'après-midi passé dimanche dernier, dans les arènes nimoises.

Pour commencer, le prix de l'entrée : 12 €. Quelle peut bien être la raison de ce surcoût ? Quand on pense aux petits clubs taurins, qui sont souvent « exsangues », malgré toute leur bonne volonté, et qui malgré ce, font payer l'entrée 10 €, on ne peut être qu'écoeuré, du comportement de la Régie municipale de la grande Ville de Nîmes. Parce qu'en plus, ce ne sont pas les efforts conssentis pour rendre le spectacle agréable, qui a coûté cher à l'organisation nimoise : pas de folklore, pas de penas, juste une course « brute de décoffrage », qui ressemble à un poulet au curry... sans curry !

- Petite aparté concernant le surcoût également appliqué par les arènes graulènes : 10.50 €. Une chose est sûre, ce n'est pas la qualité des courses montées depuis le début de la saison, qui peut justifier de cette hausse tarifaire ! -

Après avoir payé le billet d'entrée, le porte-monnaie des afeciounas présents ce dimanche, n'avait pas encore fini d'avoir des occasions de s'alléger : comptez 3 € pour une boisson rafraichissante ! Sans le bouchon, en plus, des fois qu'on ait envie de le faire manger à un des membres du staff nimois ! Et puis, si par malheur, tu devais sortir des arènes à l'entracte, pour déplacer ta voiture, ou chercher un mouchoir, afin d'essuyer tes larmes, on te signifiait que tu devrais à nouveau payer l'entrée à ton retour. Trop compliquées, les contre-marques, pour les têtes (pensantes?) de l'organisation nimoise...

Enfin, tout ceci me serait sans doute déjà sorti de l'esprit, si l'essentiel avait été préservé, à savoir la course. Là aussi, un désastre. Un spectacle, où la frustration puis le dégoût ont insidieusement envahi le coeur du public.

Pour les organisateurs nimois, je me sens obligée de reprendre tout depuis le début : pour monter une course, il faut une piste, un président de course, un délégué, la presse, mais surtout des taureaux et des raseteurs ! Capicé ? Et ben non, même ça, ils ne l'ont pas intégré ! La royale de Nicollin est venue s'ennuyer et s'endormir à Nimes, faute d'une équipe d'hommes à la hauteur. A la hauteur des cornus, et de l'immensité de la piste.

Quand on se revendique « vitrine de la course camarguaise », on se donne la peine d'avoir un maximum de garanties pour présenter un spectacle. Ou on s'abstient, tout simplement.

Certains diront : « Bien fait pour vous, z'avez qu'à aller dans les petits plans, à l'Avenir ! ». Je leur répondrais simplement qu'en se cantonnant à l'un ou l'autre des deux groupes, on passe fatalement à côté. A côté de moments agréables, notamment grâce à la convivialité de petits clubs taurins, ou à la simplicité de jeunes raseteurs. Certes... mais certains passent aussi à côté de grands moments, liés à la haute technicité de l'élite, ou encore à un quart d'heure d'anthologie d'un grand cocardier, qui a du métier.

Quoiqu'il en soit, l'organisation du spectacle, ce dimanche, dans l'ovale nimois, manquait sérieusement de professionnalisme et de respect pour les afeciounas. Cependant, je fais tout de même mon mea culpa : le boycott aurait été de mise...

 

                                                                     Falbala
Dernière mise à jour de cette rubrique le 02/06/2006

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