2ème journée de la Palme d'Or : Virat pour dire aurevoir, Romain et Leventi pour élever les débats.

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35°à l'ombre, lourdeur orageuse, cigales en fome...

Invités : Allouani - Moutet - Villard - Martin-Cochet - Bari - Poujol - Auzolle - Martinez -                                                                                                                   Entrants : Bouchet - Mebareck                                                                                                                                                                                   Tourneurs : Dengerma - Garrido - Bensegh - Duran - Fouque

La deuxième journée de la Palme d'or fut irrégulière, jalonnée de nombreux temps morts et de bons moments par intermittence. Romain de Mermoux et Leventi de Plo ont largement su faire la différence vis à vis des autres cornus. Angelus (Lautier) commence fort mais faiblit en cours de route. Virat, hors concours, nous fait l'honneur d'une présentation toujours aussi esthétique, montre qu'il sait ce que l'on attend d'un cocardier sur le tout début de sa course, pour ensuite signifier à tout le monde que le temps de la retraite est venue et qu'il faut le laisser tranquille... Du côté des hommes, Sabri Allouani, qui revient de blessure, parvient à revenir très sérieusement dans la course, talonnant Benjamin Villard, qui aura plus de réussite en première partie qu'en deuxième. Damien Moutet ne démérite pas, présent de bout en bout et de belle manière.

Roi, Lagalère : En deux minutes, ses rubans lui sont ravis. En déplacement perpétuel, il reçoit un coup de crochet près de l'oeil qui génère une perte de sang de plus en plus handicapante. Il décide de se fixer dans les planches du côté opposé au toril, ne répond qu'à droite et avec hésitation. A la neuvième, la présidence annonce son retour au toril en raison de la blessure.

Auroch, Guillerme : 2 minutes aussi pour les pompons. 1/4 d'heure languissant. Le taureau reste dans les planches du côté opposé au toril, répond mollement ou ne répond pas et dans la bourre, ne se dégage pas. Silence mérité lors du retour au toril d'Auroch, détenteur de sa seconde ficelle.

Romain, Mermoux : Romain sort avec du pep's. De l'allure et du répondant pour ce cocardier qui en impose grâce à ses anticipations et ses dangereuses enfermées. Il oblige Villard à rompre et met à mal plusieurs des hommes qui passent sans pouvoir mettre la main ou se retrouvent en difficulté en fin de raset. La présidence honore d'un carmen l'une de ses fortes anticipations à juste titre, mais les vieux de la vieille dans le public ne le comprennent pas. Tant pis pour eux s'ils ne se bardent qu'aux boumboums sur le bois. Romain placé au toril, les rasibles ne se bousculent pas au portillon de ses cornes. S'y risquent Allouani, Villard à droite et Martin Cochet à gauche. Sans succès aux ficelles, qu'il rentre fièrement au rythme de Carmen et des applaudissements. 

Virat, Nicollin (HP): Après l'entracte et la remise d'un présent à Jean-Pierre Durrieu, Virat entre tout doucement en piste, sous les applaudissements du public, qui se languissait de le revoir, barbé par un discours sans saveur. Virat répond avec forces aux premières sollicitations en valant la peine, cassant même du bois de son poitrail. Mais il fait comprendre assez rapidement que même si il sait, il ne veut plus, ne peut plus. Il accepte cependant certaines des invites, dont celles de Moutet qui lui propose de s'embarquer de si belle manière qu'il accepte avec entrain. Virat tire sa révérence dans les arènes beaucairoises qui le saluent par ses applaudissements chaleureux et reconnaissants.

Lebrau, Plo : Dans la série "j'ai eu des gros bobos et maintenant moi j'en peux plus", je voudrais Lebrau ! Ses dodelinements incessants de la tête laissent présager des douleurs toujours présentes. Lebrau reste dans les bois et marche au ralenti... Du toril, il répond aux plus avenants des rasets. Il refuse par moment. Sortie diffcile pour Lebrau.

Leventi, Plo : Du gaz, de la hargne, Leventi fait sauter les planches et redonne du rythme à la course. Vaillant volontaire et percutant, il répond à tout, sans vice sur le raset et en allant au bout à chaque coup. Il perd ses rubans rapidement, mais aux ficelles, il permet quelques "droite/gauche" rythmés. Poujol lui propose un raset dans la longueur auquel il répond et se jette dans une belle poursuite. Il enferme Villard au toril et ce dernier se trouve empêché. Martinez le rasète à son avantage et lui permet d'exprimer ses potentialités. Pris dans une panique alors que la première ficelle est démarmaillée, il saute en contre-piste oblgeant Monsieur Maurin, Juge de Piste à nous faire un soleil des plus réussis ! C'est Sabri Allouani qui s'octroie ses deux ficelles. Leventi rentre après 13 bonnes minutes de vaillance et d'engagement. Carmen.

Angelus, Lautier : Angelus se place dans le bois et prend tout... à 2000 à l'heure ! Un petit bolide qui se montre très volontaire, se retourne comme une anguille et se dédouble en fin de raset, en particulier à droite. Il propulse Sabri Allouani dans les tubes, répond sans fléchir dans de belles séries câlé au toril et ce, jusqu'à la 7ème minute. Il accuse ensuite une baisse de régime et sa course va à meno, allant jusqu'à quelques refus. Course en deux temps : un très bon, un bien mons bon... Fait marquant : le tourneur Duran se fait sortir par le président de course pour sa mauvaise conduite.

                                                                                                                                    Falbala

ps : si quelqu'un sait où est le "chnack" à Beaucaire, qu'il me fasse signe... 

 

 

 

Dernière mise à jour de cette rubrique le 21/07/2008

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